Résultats 2015 : Méthodes d’observation de la biodiversité fonctionnelle

01 Août 2016

Les méthodes de collecte d’échantillons pour évaluer la biodiversité fonctionnelle sont nombreuses (pièges à interception, aspirations, battages, Barber, Berlèze, tente Malaise, cages à émergence…) ; elles sont souvent adaptées à certains taxons en particulier, en se révélant peu performantes pour d’autres. L’objectif des travaux du GRAB a été en 2015 de caractériser et d’évaluer différents outils à travers plusieurs indicateurs : taxons visés ou exclus par la méthode, sélectivité de la méthode (un taxon en particulier ou une multitude ?), mesure de flux d’insectes ou « photographie », facilité de mise en œuvre (matériel nécessaire, temps d’installation, de relevé), inconvénients (fragilité du matériel, temps de manipulation, tri éventuel des échantillons, défaunage ?).

Sélection des méthodes dans des endroits très variés

méthode d'observations

Les méthodes retenues comme étant les plus intéressantes ont été évaluées en micro-parcelles selon un protocole commun, par 4 partenaires, sur un même type de bandes fleuries, dès 2015, afin de tester leur pertinence, et lourdeur éventuelle. Ces quatre sites d’essais étaient localisés dans des contextes-pédoclimatiques variés (Provence, Touraine, Bassin Parisien, Picardie). La ou les méthodes ressortant comme les plus intéressantes (jugées selon un rapport entre le temps requis et la nature des informations fournies) seront ensuite mises en place par chaque partenaire sur une gamme de mélanges fleuris courant de l’année 2016, puis en 2017 sur une gamme restreinte de mélanges placés à proximité des cultures, dans l’objectif de quantifier la fonctionnalité des mélanges. L’enjeu a été de distinguer les méthodes d’échantillonnage présentant le meilleur compromis entre l’effort à fournir pour récupérer les échantillons et la qualité de l’échantillonnage réalisé. Deux des quatre méthodes testées ont semblé apporter une bonne caractérisation de l’entomofaune. Il s’agit du filet fauchoir et de l’observation visuelle. Ces deux méthodes ont permis un échantillonnage « photographie », et ont semblé finalement fortement corrélées aux méthodes intégratives sur plusieurs jours (piège à cornet, piège jaune). En regard du temps consacré à l’échantillonnage, l’observation visuelle semble présenter le meilleur « rapport qualité/prix », entre les informations recueillies et le temps/l’équipement nécessaires.

 

>> Évaluation et sélection des méthodes d’observation de la biodiversité fonctionnelle

 

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