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  • Maîtrise des nématodes en bio (2 essais) GRAB 2009

Le GRAB étudie depuis plus de 10 ans différents moyens de lutte utilisables contre les nématodes à galles (Meloidogyne spp.) en Agriculture Biologique : sous-produits végétaux (tourteaux de ricin et de neem, extraits d’ail) ou animaux (chitine…), engrais verts nématicides, microorganismes, désinfection vapeur…

Par contre, l’introduction de plantes non hôtes telles que le fenouil ou l’oignon, a eu un effet supérieur aux traitements étudiés dans les essais.

Cette observation montre l’importance de faire des rotations et d’insérer des cultures non hôtes dans cette rotation.

Une étude a donc débuté en 2008 afin d’identifier les cultures maraîchères moins sensibles aux nématodes à galles et d’évaluer l’effet à court et moyen terme de différentes plantes de coupure dans les rotations méditerranéennes.

En 2009, le programme de travail s’est centré sur 2 études complémentaires: l’évaluation de la sensibilité comparée de deux rotations dans l’essai «rotation» mis en place en 2008, et un essai «sensibilité des cultures» pour comparer la sensibilité de 12 espèces maraîchères identifiées lors d’enquêtes en 2008.

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  • Intérêt de méthodes alternatives sur l’interculture d’été en bio GRAB 2009

La recherche de méthodes de lutte contre les nématodes à galles (Meloidogyne spp.) en Agriculture Biologique reste essentielle, en essayant au maximum de combiner les techniques.

Sur la période estivale, la solarisation, les engrais verts et les apports de matières organique restent les plus simples à mettre en œuvre.

C’est l’effet de ces 3 techniques, seules ou en association que nous cherchons à évaluer dans cet essai prévu pour 3 ans.

L’essai conduit en 2009 montre l’intérêt potentiel de la solarisation pour diminuer le niveau d’infestation par les meloidogyne sur la culture suivante.

Il sera intéressant de mesurer en 2010 si l’effet se maintient sur une deuxième culture (la courgette), et si la répétition de cette pratique plusieurs années successives peut permettre d’assurer une diminution du niveau d’infestation des parcelles.

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Biofumigation_GRAB_2009

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  • Intérêt de la gestion des rotations culturales en bio GRAB 2009

L’essai «sensibilité des espèces» nous a permis de mieux connaître le niveau de sensibilité de 12 espèces qui étaient ressorties comme peu sensibles dans les enquêtes réalisées en 2008. Les espèces testées s’avèrent toutes moins sensibles que la salade, mais il y a de grosses variations selon les espèces, la coriandre, le chou rave et le persil s’avérant par exemple assez sensibles.

Les espèces identifiées comme les plus intéressantes (roquette, poireau, mâche, oignon et fenouil) seront insérées en priorité dans l’essai «rotation». Il est intéressant de noter que la sensibilité peut varier selon les conditions climatiques, et un nouvel essai «sensibilité» pourrait être réalisé à l’automne, de façon à compléter ces premiers résultats.

Dans l’essai «rotation», le niveau d’infestation mesuré sur les cultures moins sensibles, épinard et mâche en 2009, est inférieur à celui mesuré sur les cultures de courgette et salade de la modalité témoin. La différenciation des cultures dans l’essai rotation nous permettra de savoir si 2 années de cultures moins sensibles permettent de diminuer significativement les populations de nématodes.

L’effet sera mesuré en 2011, où la même culture sensible sera mise en place dans les 2 types de rotation.

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Nématodes_GRAB_2009

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  • Maladies de la laitue en bio (2 essais) GRAB 2009

L’objectif de cet essai était de tester 4 produits alternatifs au cuivre pour la gestion du mildiou de la laitue (Bremia lactuca) : infusion d’armoise réalisée au GRAB, Fytofend (SDN fourni par l’Université de Namur : à base de pectine et de chitine), Prev-B2 (à base de terpènes d’agrumes), et Siliforce (à base de silice). La pression Bremia a été très forte cette année. La contamination a été présente dès la plantation.

A partir de fin février, l’attaque s’est généralisée pour atteindre un niveau très important en fin de culture. Dans ces conditions très difficiles, aucun des produits testés ne montre de protection satisfaisante. Le Cuivrol apporte certes une légère protection, mais à une dose totale de cuivre métal égale à 4,5kg/ha (au-delà des 4 kg/ha autorisés dès 2010). PrevB2 n’a fait preuve d’aucune phytotoxicité.

En 2010, des extraits de plantes (armoise, menthe…) seront testés sur mildiou de la laitue dans le cadre d’un programme CASDAR porté par l’ITAB.

>>Fiche-Résultat-Expérimentation_BrémiaLaitue_GRAB_2009

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  • Maladie du collet sur salade en bio : Sclerotinia et Botrytis

La fonte des salades, causée par une attaque de pathogènes au niveau du collet, est un dégât très fréquemment rencontré dans les cultures d’hiver en zone méditerranéenne ; les pertes économiques peuvent être très importantes. Cette fonte peut être provoquée par Botrytis cinerea et/ou par Sclerotinia sclerotiorum.

En maraîchage biologique, la succession des cultures sensibles, l’absence de désinfection du sol et le niveau souvent élevé du sol en matière organique (donc en azote), favorisent la présence de ces pathogènes.

L’objectif de cet essai était de tester l’efficacité de 2 produits, l’un à base de chitine visant plutôt Sclerotinia, l’autre contenant un micro-organisme (Microdochium dimerum : Antibot fabriqué par Agrauxine) visant plutôt Botrytis.

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_SclérotiniaLaitue_GRAB_2009

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