Évaluation de la technique d’implantation de couverts par hydromulching sur le rang en verger

Essai Orangeade en PACA

Mos clés : Hydromulching – bouturage – Phuopsis stylosa – plante couvre-sol – couverts végétaux – arboriculture

Par Mathilde VEIS-BARCELLI et Sophie-Joy ONDET

Pour réduire la concurrence de l’enherbement naturel sur le rang pour les arbres fruitiers, l’implantation de plantes à développement rapide, au port ras et peu compétitives en eau et nutriments est un axe exploré au Grab depuis quelques années. Certaines plantes ne peuvent être semées sur le rang et sont à planter en mini mottes. Cette technique est longue et coûteuse en main d’œuvre. La technique de l’hydromulching, utilisée par certaines entreprises d’espaces verts, est testée ici en verger et consiste à projeter un mélange à base de fibre de bois, d’engrais et de liant naturel sur les boutures ou les graines de la plante couvre-sol déposé au sol.

Différentes modalités d’hydromulching et d’hydroseeding de Phuopsis stylosa, de thym serpolet et d’Achillea millefolium des plantes permettant de réaliser un couvre-sol intéressant en verger, sont mis en place à l’automne 2025 pour être évalués et comparés à une plantation de mini mottes ou de semis classique. Les essais menés en 2024 n’ont pas permis la reprise des plantes sur la parcelle. En 2025, le choix d’augmenter les doses de mulch projeté a été fait afin de favoriser les reprises. La modalité M4 (plantation mini-motte phuopsis) ressort comme la plus intéressante avec de bons résultats au niveau des recouvrements et des aspects technico-économiques (coût et temps de mise en place). La modalité M1 (hydromulching phuopsis x5) semble être une bonne alternative à la technique classique avec notamment des résultats très satisfaisants sur les recouvrements. Enfin, les autres modalités présentent des points négatifs que ce soit au niveau de la mise en place (M2 (Hydromulching phuopsis x10)) ou des recouvrements (M3 (hydroseeding d’Achillée millefeuilles), M5 (Hydroseeding de thym serpolet) et M6 (semis à la main d’Achillée millefeuilles)). La technique d’hydromulching présente donc des intérêts au niveau de l’implantation de boutures.

Cette action a reçu le soutien financier de