Bioagresseurs : Résultats d’expérimentations bio 2013

01 Juin 2014

Tous les résumés et les fiches complètes des résultats des expérimentations 2012 du GRAB sur la protection des cultures et la gestion des bioagresseurs, en maraîchage, arboriculture et viticulture biologiques.

Maraîchage bio: Résultats d’expérimentations GRAB 2013

La maîtrise des ravageurs et maladies demeure une très forte préoccupation en maraîchage biologique.

  • Lutte biologique contre la mouche de la carotte – GRAB 2013

En culture biologique de carotte, la mouche de la carotte (Psilla rosae) est le principal ravageur. Les moyens de contrôle sont extrêmement limités en AB : aucun produit homologué n’existe, la pose de filets est très contraignante, et l’aménagement paysager est sans effet sur les auxiliaires autochtones… Toute nouvelle piste de contrôle, et notamment la lutte biologique, encore pas assez étudiée en plein champ, mérite donc d’être travaillée, d’autant que les pertes peuvent atteindre 80% sur les parcelles récoltées tardivement les années de forte pression. L’attaque de mouche a été modérée cette année. Dans ces conditions, la stratégie de lâcher choisie semble prometteuse, notamment pour Macrocheles robustulus, qui a permis une réduction des attaques de 40%. En parallèle, le poids moyen des carottes s’est révélé statistiquement meilleur que dans la zone témoin. Il faudrait vérifier si cette relative efficacité se confirme d’autres années, avec des attaques de mouche plus importantes. Steinernema a fait preuve d’une efficacité insuffisante, dans les conditions de l’essai de cette année. L’essai doit, certes, être renouvelé mais il permet de montrer l’intérêt des techniques de lutte biologique, qui ont jusqu’à présent fait leurs preuves sous abri mais n’ont pas encore été beaucoup développées en plein champ. La question des techniques d’application et des coûts doit aussi être posée, quand il s’agit de grandes parcelles [ L13PACA14]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Lutte BioMoucheCarotte -GRAB_2013

  • Mildiou de la laitue : test d’huiles essentielles – GRAB 2013

Cet essai s’inscrit dans le cadre d’un programme CASDAR porté par l’ITAB, et visant à étudier l’intérêt des Huiles Essentielles pour limiter les attaques de différents pathogènes. L’essai a été réalisé comme prévu. 7 huiles essentielles ont été testées en pépinière sur laitue, dans des conditions de contamination artificielle. Dans les conditions de l’essai de cette année (très faible pression en mildiou), il n’a pas été possible de conclure sur l’efficacité des huiles essentielles. Aucune phytotoxicité n’a été observée à la dose de 0,1% [ L13PACA15].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_HuilesEssentiellesMildiouLaitue_GRAB_2013

  • Lutte biologique contre Tuta absoluta : lâchers de Trichogrammes indigènes – GRAB 2013

Tuta absoluta, nouveau ravageur sud-américain, attaque les cultures de tomate en France depuis 2008, avec des pertes pouvant atteindre 100% de la récolte. Les solutions de contrôle actuellement disponibles étant insuffisantes, il est nécessaire de trouver une réponse globale fiable, rentable, respectueuse de l’environnement, incluant de nouvelles solutions biologiques. Le programme CASDAR TutaPI, débuté en 2011 et porté par l’ITAB, comporte plusieurs actions. En 2011 et 2012, le travail a consisté à échantillonner des cultures de tomates biologiques attaquées par Tuta absoluta, afin de vérifier la présence de parasitoïdes autochtones ayant potentiellement une action régulatrice sur ce ravageur. Ces parasitoïdes locaux ont été étudiés par l’INRA d’Antibes et le CTIFL de Balandran pour vérifier leur utilisation potentielle en lutte biologique. En 2013, certaines de ces souches ont pu être lâchées dans les tunnels de la station du GRAB pour tester leur efficacité. L’objectif de cet essai est de tester une stratégie de gestion de Tuta, basée sur la présence de punaises prédatrices indigènes, sur des lâchers de Trichogrammes, en évitant tout traitement, y compris de Bt. Dans les conditions de l’essai de cette année, cette stratégie ne s’est pas révélée efficace. L’objectif de se passer de traitements phytosanitaires n’a pu être respecté. D’une part car les dégâts de noctuelles ont imposé deux traitements à base de Bt. D’autre part, car l’attaque de Tuta n’a pas été maîtrisée. Plusieurs explications peuvent être avancées. Les populations de punaises prédatrices (Dicyphus errans) ne se sont pas maintenues et ont vite déclinées à partir de mi-juillet, ces auxiliaires étaient donc quasiment absents au moment où les populations de Tuta explosaient. De plus, Trichogramma cacoeciae a été lâché jusqu’à mi-juillet ; cette espèce apparemment peu intéressante en conditions réelles de production (alors qu’elle avait montré un bon potentiel dans les essais INRA) n’a pas freiné l’augmentation des populations de Tuta. Elle a été remplacée par T. euproctidis pour la suite des lâchers ; il est malheureusement impossible de conclure sur l’intérêt de T. euproctidis car lâché pendant la phase exponentielle de Tuta, sur des effectifs de Tuta bien trop importants pour espérer une efficacité. [L13PACA17]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_TutaTomate_GRAB_2013

  • Suivi des vols de Drosophila suzukii – GRAB 2013

Un nouveau ravageur est apparu en France en 2010, il s’agit de Drosophila suzukii. Ce diptère cause des dégâts importants sur les cultures de fruits rouges (cerise, framboise, fraise, raisin). Cette drosophile inquiète compte tenu de sa diffusion géographique (Amérique, Europe, Asie), de sa polyphagie et de son taux de multiplication rapide. Aucune solution ne semble être réellement efficace à l’heure actuelle. Le CASDAR Drosophila suzukii vise à mieux connaître ce ravageur et à tester des méthodes de lutte efficace. L’essai de 2013 consiste en un suivi des vols sur la durée de la culture. La mise en commun des autres suivis réalisés dans le cadre du CASDAR permettra de mieux connaître les périodes d’activité du ravageur et de dégager quels sont les facteurs favorisant ou gênant sa multiplication. Ce suivi a permis de mettre en évidence que certains sites de production jusqu’alors considérés comme indemnes de D. suzukii en 2012 étaient en fait contaminés. Cette constatation résulte soit d’une mauvaise détection en 2012, soit d’une progression du ravageur. A Pernes, D. suzukii a été piégé très tôt dans la haie. Même en présence de fruits rouges dans le tunnel, les piégeages dans la culture ont été très faibles. Il est difficile de relier l’importance et la date d’apparition des dégâts aux courbes de piégeage dans le tunnel. Les niveaux de piégeage sont plus élevés à Uzès : ils ont été réalisés plus tardivement, sur une variété remontante. La parcelle de fraisiers a pu aussi pâtir de la proximité de la parcelle de cerisiers, source potentielle importante de D. suzukii. [L13PACA16]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_SuiviVolsDrosophileFraise_GRAB_2013

  • Maîtrise des ravageurs du sol : nématodes à galles – GRAB 2013

Depuis plusieurs années, les travaux du GRAB sont orientés vers la mise en œuvre et la combinaison de différentes techniques culturales visant à diminuer l’impact des nématodes à galles sur les cultures maraîchères sous abris : recherche et intégration de cultures moins sensibles dans les rotations, évaluation de l’effet à court et moyen termes de différentes plantes de coupure, effets de la solarisation …

En 2013, le programme de travail concerne à la fois des essais de type « système », avec un essai de gestion intégrée avec cultures non-hôtes et solarisation, un essai sur la durabilité de la résistance de solanacées, et des essais d’évaluation de plantes de coupure en engrais verts possédant des propriétés de résistance aux nématodes et un potentiel biocide pour la biofumigation. Enfin, à la demande de plusieurs producteurs, nous avons testé un produit commercial, le Nemaquill.

Gestions intégrées (combinaison de solarisation, cultures « moins hôtes  » et engrais verts

Nous avons implanté en été 2012 un essai de comparaison de « systèmes » pour gérer les nématodes à galles de façon intégrée dans le cadre du programme Gedubat. Il s’agit d’un essai à 3 modalités implantées dans 2 tunnels. Le système 1 correspond à une prise de risque plus importante, avec des cultures sensibles l’été, non hôtes l’automne, et une utilisation importante de la solarisation (2 ans/3). Le système 2 est identique, avec arrachage des racines en fin de culture, pour évaluer l’effet de cette mesure prophylactique. Le système 3 correspond à une prise de risque moins importante au niveau des cultures : plantes moins sensibles l’été et éventuellement sensibles à l’automne uniquement, et à une utilisation moins importante de la solarisation (1 an sur 2), en alternance avec des engrais verts.

En 2012/2013, les cultures réalisées après solarisation estivale ont été de la mâche suivie de persil dans les systèmes 1 et 2 puis une solarisation été 2013 et de la roquette dans le système 3 suivie d’un engrais vert de roquette et sorgho pendant l’été. Les résultats montrent que la mâche, la roquette et le sorgho sont totalement indemnes de galles de nématodes. Seul le persil montre quelques galles sur quelques plants localisés sur les rangs de bordure de tunnel. Les cultures non-hôtes choisies, mâche et roquette à l’automne ont donc confirmé leur statut de plante de coupure. A l’automne 2013, les niveaux d’infestations restent très bas sur les 2 systèmes, que ce soit la mâche dans les systèmes 1et 2 ou le chou rave dans le système 3. Le suivi sur les cultures d’été 2014 permettra de confirmer si les stratégies retenues sur l’interculture d’été (solarisation ou engrais verts) sont adaptées au maintien de populations basses de Meloidogyne en fonction du risque lié à la rotation des cultures. [ L13LR03].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_SystemeContreNematodesGedubat_GRAB_2013

Durabilité de la résistance de solanacées

Parmi les solutions disponibles pour contrôler les nématodes à galles, et utilisables par tous, l’utilisation de variétés ou porte-greffes résistants permet de limiter efficacement les dégâts sur la culture et de diminuer la quantité de nématodes présents dans le sol. Cette pratique se heurte cependant à 2 contraintes majeures : le nombre limité d’espèces disponibles possédant des gènes de résistance aux nématodes à galles (tomate, poivron) et l’émergence de populations de nématodes virulentes capables de contourner la résistance si les mêmes plantes sont cultivées plusieurs années sur une parcelle. Pour améliorer la durabilité de la résistance et la résilience des systèmes de culture, le projet Gedunem (Projet INRA SmaCH) vise à élaborer des stratégies combinant l’utilisation de plantes résistantes (tomates Mi-1 ou poivron Me-3) avec des pratiques agronomiques pour diminuer les pressions d’inoculum. L’essai mis en place en 2013 chez un maraîcher bio du Gard vise à étudier l’impact de la rotation de cultures avec des plantes moins sensibles pour améliorer la durabilité de la résistance du gêne Me3, qui est contournable. Les mesures d’infestation réalisées en automne sur les racines de piment résistant ont montré que quelques galles seulement étaient présentes. Le suivi sur les prochaines années permettra de voir si une culture non hôte (mâche, roquette, oignon…) permet de maintenir un taux plus faible d’inoculum dans le sol en comparaison avec une culture de salades.[ L13LR04].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_EengraisVertsRadisNematicides_GRAB_2013

Comparaison de la sensibilité de plusieurs engrais verts de la famille des Brassicacées : effet sur la culture suivante

Nous avons évalué la sensibilité de 3 variété de radis fourragers résistants semés en septembre 2012 sur un site infesté par Meloidogyne arenaria, et mesuré leur effet sur le niveau d’infestation de la culture suivante en comparaison à un témoin sol nu (bâche tissée).

Globalement, les performances agronomiques en terme de croissance, résistance au rhizoctonia et concurrence à la pression des adventices sont similaires pour les 3 variétés évaluées. Les résultats sur l’ensemble des indicateurs agronomiques mesurés sur cet essai sont proches pour les différentes variétés de radis. Nous notons toutefois que les niveaux de productivité sont nettement supérieurs cette année avec un semis de fin septembre que ceux que nous avions mesurés l’an dernier avec un semis plus tardif (rendement total de 20 tMF/ha et 3,6 tMS/ha). Dans ces conditions, la variété D dont le rendement était parmi les plus faibles en 2011/2012 donne de meilleurs résultats que la variété A qui était elle parmi les meilleures. La variété Contra est intermédiaire entre les 2, avec une biomasse aérienne importante mais la biomasse racinaire la plus faible.

Le niveau de sensibilité aux nématodes à galles, espèce M. arenariasur ce site, est bas et similaire pour les différentes variétés. L’indice de galles moyen mesuré sur placettes de notation est de l’ordre de 0,6 à 0,9, soit du même ordre de grandeur que l’an dernier. La variété D, qui s’était détachée l’an dernier avec un IG de 0,3 seulement, est au même niveau que les autres cette année, soit par une résistance moins importante de ce génotype, soit par une plus grande sensibilité à M. arenaria qu‘à M. incognita.

L’effet des différents engrais verts sur le niveau d’infestation de la culture suivante n’a pas pu être mis en évidence dans cet essai, à cause d’un trop faible niveau d’infestation de la salade, plantée en janvier.

Il conviendrait de réévaluer les variétés de radis dans des conditions de pression parasitaire plus importante pour mieux étudier leur potentiel de résistance [L13LR05].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_EV_SorghosNematicides_GRAB_2013

Etude du potentiel de sorghos fourragers riches en acide cyanhydriqueSorghoFourrager

Nous avons comparé 1 variété de sorgho fourrager hybride «nématicide » à un sorgho « herbe du Soudan », variété Piper, cultivé classiquement par les producteurs avec un témoin sol nu (enherbement naturel). Les sorghos ont été cultivés sous abri pendant l’été et nous avons mesuré l’effet sur le niveau d’infestation de la culture suivante, du chou rave. L’espèce de Meloidogyne présente sur le site d’essai est M. incognita.

Les performances agronomiques, biomasses et teneurs en matière sèche des parties aériennes des sorghos ont été mesurées lors des 2 coupes, le 28 août, et le 1er octobre.

Les rendements moyens sont peu différents entre les deux sorghos pour la première coupe. La biomasse fraîche est plus importante pour la variété hybride mais la biomasse sèche est équivalente, comprise entre 7 et 8 tonnes de matière sèche par hectare, en raison d’une teneur en matière sèche plus élevée pour Piper.

Pour la repousse, la production de l’hybride est quasiment le double de Piper, avec presque 6 tonnes de matière sèche par hectare.

Le poids d’une plante est de 2 à 4 fois plus important pour l’hybride, notamment sur les repousses.

Les biomasses racinaires n’ont pas été mesurées, mais le système racinaire du sorgho hybride est visiblement beaucoup plus vigoureux et développé que celui de Piper.

L’effet potentiel nématicide de la variété hybride n’a pas pu être mis en évidencedans cet essai. En effet, même si le potentiel est important, avec une teneur en HCN 4 fois plus élevée que pour le témoin Piper, nous n’avons observé aucun effet positif, ni sur le niveau d’infestation de la culture suivante, ni sur le niveau de population de Meloidogyne spp dans le sol. [ L13LR06].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_SorghoFourrager_GRAB_2013

  • Evaluation du potentiel nématicide du produit Nemquill – GRAB 2013

NemaquillLe produit Nemaquill est de plus en plus utilisé par les producteurs bio touchés par les nématodes à galles sans que son efficacité ait été réellement mesurée sur leurs exploitations. Le coût de ce produit n’étant pas négligeable (20 à 25 euros/l, traitements de 40 l/ha), nous l’avons testé chez 3 producteurs cet été.

 

L’essai a été conduit sur des cultures de tomate (1 apport de 40l/ha 1 mois après plantation), courgette (1 apport de 40 l/ha 1 mois après plantation), et piments (2 apports de 40l/ha chacun, le 1er à la plantation, le 2nd 2 mois après). Le produit a été apporté dans le goutte à goutte sur ½ tunnel à chaque fois, l’autre ½ tunnel représentant le témoin non traité. Sur 2 essais « exploitables », nous n’avons observé aucune différence, ni sur la vigueur des plantes en cours de culture, ni sur les niveaux d’infestation racinaire (indices de galles) en fin de culture. Sur la culture de tomate, les trop nombreux problèmes telluriques (corky-root et autres…) n’ont pas permis d’avoir des résultats pertinents sur les nématodes à galles. Sur les autres cultures, les indices de galles, sur une échelle de 0 à 10, étaient tout de même en moyenne de 3 sur courgette et de 4 sur piment quelque soit la modalité.[L13LR07].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_SclerotiniaBiodesinfection_GRAB_2013

Arboriculture bio : Résultats d’expérimentations GRAB 2013

  • Phyto-aromathérapie sur pucerons du pommier – GRAB 2013

Différentes préparations à base d’huiles essentielles sont testées sur foyers de puceron lanigère pour tenter de limiter son développement, en attendant l’arrivée de l’auxiliaire Aphelinus mali. Un et deux traitements à base du complexe d’huiles essentielles d’Origan compact et de Sauge officinale, sont testés à trois concentrations différentes. Le complexe de ces deux huiles essentielles permet de limiter le développement du puceron lanigère mais de façon limitée : réduction de 8,6 % la surface de colonisation après un traitement à la concentration 0,1 % et réduction de 10 % après deux traitements du complexe à la concentration de 0,5 %. Ce dernier résultat correspond à la plus importante limitation obtenu dans cet essai en 2013. [A13PACA02]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_AromaPucLanigère_GRAB_2013

  • Protection mécanique contre le campagnol – GRAB 2013

L’utilisation de grillage comme barrière périphérique autour de la parcelle est efficace car elle réduit fortement le besoin de piégeage, sans l’éliminer. En AB son désherbage -indispensable pour préserver l’efficacité- est couteux mais reste très inférieur au coût de la perte d’arbres. L’adjonction d’autres méthodes de lutte est indispensable comme par exemple le rodénator qui lui aussi présente une efficacité partielle.

Dans les zones favorables aux campagnols, l’utilisation de matériel végétal très sensible à ce ravageur sans mettre en œuvre la totalité des moyens connus de lutte est presque systématiquement voué à l’échec. La barrière périphérique est presque incontournable dans ces situations, à moins de faire évoluer les choix de matériel végétal. [A13PACA01].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_CampagnolGrillage_GRAB_2013

  • Prophylaxie inoculum d’automne tavelure : compraison broyage et balayage des feuilles – Pommiers – GRAB 2013

Cet essai a pour objectif de comparer l’efficacité du broyage et du retrait de la litière foliaire sur l’inter rang afin de lutter contre la tavelure. Il a été mise en place sur un verger commercial bio situé à Loriol, sur les variétés Golden et Gala. Il est réalisé en partenariat entre le GRAB et l’INRA de Gotheron. Le retrait de la litière foliaire est une pratique ancienne dont l’intérêt a été démontré à plusieurs reprises (Gomez et al., 2007). Le broyage est plus facile à mettre en œuvre que le ramassage complet de la litière foliaire car de nombreux arboriculteurs utilisent déjà un broyeur pour détruire les bois de taille ou limiter la croissance de l’enherbement. Le retrait des feuilles nécessite en effet l’achat ou l’adaptation d’un matériel (besoin d’adapter du matériel prévu initialement pour d’autres usages ou achat de machine spécifique onéreuse).

Un broyeur de bois de taille a été utilisé pour broyer les feuilles de l’inter-rang. Le ramassage des feuilles de l’inter-rang a été réalisé par l’outil Tondobalais (Société Amazone). Les feuilles situées sur le rang ont été enfouies par buttage. Pour la variété Golden, en juin 2013, le balayage des feuilles a permis de réduire significativement de 22% la fréquence des taches observés sur feuille et de 35 % le nombre moyen de tâche par feuille. La tendance observée pour la variété Gala est la même mais les différences ne sont pas statistiquement significatives. Aucune différence significative n’a été observée sur fruit.

  • Efficacité de produits alternatifs au cuivre contre la tavelure – Pommier – GRAB 2013

Dans la cadre du projet européen Cofree, le GRAB participe à l’évaluation de produits aleternatifs au cuivre pour lutter contre la tavelure du pommier. Un essai a été conduit en 2013. Les produits alternatifs testés n’ont pas permis de limiter les doses de cuivre (résultats confidentiels). [A13RA02].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_TavelurePommier_GRAB_2013

  • Tavelure : Aromathérapie – GRAB 2013

L’huile essentielle et l’hydrolat de Sarriette des montagnes est testé sur plants de pommiers inoculés de tavelure. Les résultats des années précédentes nous permettent en effet de sélectionner cette huile essentielle de Sarriette parmi 25 autres et de la tester sur le végétal à la concentration de 0,05%. Elle est comparée à une infusion de Sarriette des montagnes et à un hydrolat de cette même plante en 2012 et mélangée à trois différents diluants en 2013. L’infusion de Sarriette des montagnes ayant donné les meilleurs résultats en 2012 pour limiter le développement de tavelure sur feuilles, sera réévalué en 2014 dans un essai similaire. Les conditions météorologiques de 2013 très pluvieuses, un développement de tavelure « spontané » dès réception des plants et des attaques d’autres bioagresseurs (puceron vert et fumagine) ne nous ont pas permis de travailler correctement et de comparer les différents diluants de l’huile essentielle de sarriette des montagnes. Cet essai sera repris en 2014. [A13PACA15]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_AromaPlantsPotTavelure_GRAB 2013

  • Monilia laxa : Isothérapie – GRAB 2013

Sur abricotiers, le Monilia laxa se développe sur rameaux, fleurs et fruits, provoquant de lourdes pertes dans les vergers infestés. Dans l’objectif de trouver des méthodes alternatives à l’utilisation du cuivre et du soufre, des traitements isothérapeutiques sont testés depuis 2007.  Les dilutions 4DH, 12DH en mélange avec de l’argile kaolinite calcinée sont comparées à un témoin argile. 2013 a été une saison très humide avec de nombreuses pluies. La variété support Modesto a été très fortement touchée comme de nombreuses autres variétés ayant fleuri dans ce même créneau. Les arbres protégés par ces différentes préparations à base d’argile en supplément à la couverture classique à base de cuivre du producteur, ont eu entre 63 % et 66 % de rameaux moniliés. Cette technique de traitements préventifs à base d’isothérapie de Monilia laxa, après quelques années de recul, ne semble pas être approprié pour limiter cette maladie cryptogamique. [A13LR01].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Isotherapie_GRAB 2013

  • Monilia laxa :Aromathérapie – GRAB 2013

L’aromathérapie constitue un autre axe de recherche et a débuté en 2009. Neuf huiles essentielles sélectionnées en 2010, sont testées à différentes concentrations sur Monilia laxa en boite de pétrie.

L’huile essentielle Thymus capitatus L. ayant donné les meilleurs résultats en laboratoire, est appliquée seule sur fleurs en 2012 à deux concentrations différentes et également mélangée à de l’argile. Ce mélange d’huile essentielle et d’argile kaolinite calcinée a donné des résultats intéressants et proches de ceux obtenus avec la référence cuivre. En 2013, deux types d’argiles sont comparées : kaolinite calcinée et bentonite et sont testées seules, associées à une demi dose de cuivre ou mélangées à deux huiles essentielles : l’huile essentielle Thymus capitatus L. et l’huile essentielle de Satureia montana L. Les conditions météorologiques ont été très humides pendant la floraison des abricotiers précoces, support de notre essai. Les dégâts de Monilia laxa ont été extrêmement sévères (entre 60 % et 80 % de rameaux moniliés sur les arbres). Sous ces conditions difficiles, la demi-dose de cuivre mélangée aux deux argiles et l’huile essentielle de Thymus capitatus mélangée à la kaolinite, ont permis de se rapprocher de la référence cuivre. [n° A13 PACA 05]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_AromaMoniliaAbricotier_GRAB_2013

  • Produits alternatifs contre la mouche de la cerise et D. suzukii – GRAB 2013

Sans filets anti-insectes installés, ces deux ravageurs compromettent véritablement la production de cerises biologiques. La précocité et fécondité de D. suzukii en font un ravageur très difficile à combattre, qui ne semble pas sensible au pyrèthre. Dans le cadre d’un Casdar, une quinzaine de partenaires testent toutes les pistes de lutte possibles (piégeage massif, filets, produits naturels, lutte biologique, prophylaxie…) pour donner des éléments de lutte aux producteurs le plus rapidement possible. L’essai mené au GRAB en 2013 comparait l’effet du talc, de l’extrait d’ail, du Spinosad et d’un champignon insecticide. Malheureusement les pressions en mouche et en D. suzukii étaient trop faibles pour pouvoir conclure sur cet essai à renouveler en 2014. [n° A13PACA03 et 04]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Naturalis_GRAB_2013

  • Mouche de l’olive : essais de produits alternatifs – GRAB 2013

L’essai a été mis en place en comparant différents minéraux : talc, deux kaolins différents, dont un avec adjuvant, et un remplacé par le champignon insecticide à partir de septembre, et l’extrait d’ail à nouveau. La pression a cette année été correcte et la protection avec 5 à 6 applications a atteint 75% de protection pour les différents produits minéraux, mais une moindre efficacité pour la modalité « kaolin puis champignon », et une efficacité nulle pour l’extrait d’ail qui doit être appliqué trop souvent pour être efficace en plein air (ce qui est infaisable sur olivier). [n° A13OLIVE01]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Olive_GRAB_2013

  • Carpocapse du pommier : infra doses de sucre – GRAB 2013

Dans un contexte local très préoccupant vis à vis du carpocapse sur pommier et poirier, une technique basée sur la pulvérisation d’infra-doses de sucre est testée en verger. Deux sucres différents : le saccharose et le fructose seuls en infra-doses sont comparés à ces mêmes sucres avec virus de la granulose, à un témoin non traité et au virus de la granulose seul. Le pourcentage de fruits piqués à la récolte atteint les 12 % sur arbres non traités, 8 % pour le virus de la granulose seul et 3,8 % pour le fructose. Des essais sur différentes variétés de pommiers seront à organiser en 2014 pour valider cette technique et permettre la comparaison entre fructose et saccharose.[n° A13PACA14]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_SucreCarpoOnema_GRAB_2013

  • Eurytoma amygdali, guêpe de l’amandier – GRAB 2013

L’Eurytoma est le ravageur principal de la culture en AB. Aucun produit naturel n’est à ce jour autorisé en AB. L’essai mis en place suite à l’essai 2012 non concluant, comportait les modalités argile, extrait d’ail, Spinosad. La pression du ravageur a été correcte et a permis d’observer un niveau d’efficacité de l’argile et du Spinosad de l’ordre de 40%, mais sans différence significative avec le témoin. L’extrait d’ail réduit la pression dans une moindre mesure. [n° A13LR05]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Eurytoma_GRAB_2013

  • Agrilus sinuatus sur poirier – GRAB 2013

AgrilusCe bupreste spécifique du poirier est en pleine recrudescence en Europe. Depuis les années 90, il provoque de sévères dégâts en Allemagne, Pays Bas, Belgique… Nous observons également un retour inquiétant sur poiriers et essentiellement sur jeunes plantations en France depuis quelques années. De nombreuses techniques de piégeage, de capture des adultes ont été expérimenté dans plusieurs pays sans obtenir l’effet escompté. Cet insecte ne semble pas être attiré par une couleur particulière. Les adultes sont actifs de mai à juillet. Des traitements sur ce stade adulte par des traitements phytosanitaires, constitue un axe de lutte mais reste peu satisfaisant du fait de cette longue période de présence. Les pistes de gène mécanique par des filets ou d’argile sont comparées depuis 2013 à des arbres témoin et à des arbres rabattus à la plantation pouvant provoquer une meilleure reprise du plant et être éventuellement moins attirants ou appétants. Ces trois techniques expérimentées sur jeune plantation a permis cette première année 2013 effectivement de limiter les dégâts par rapport aux arbres témoins. Il est nécessaire de poursuivre les observations sur ces techniques de protection pour pouvoir en tirer une conclusion. [n° A13PACA17]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_AgrilusSinuatus_GRAB_2013_

Viticulture bio : Résultats d’expérimentations GRAB 2013

  • Cicadelle de la flavescence dorée – GRAB 2013

La Flavescence dorée est une maladie à phytoplasmes. A l’heure actuelle il n’existe pas de moyen de contrôle direct de ce pytoplasme sur vigne en place. Seul la thermothérapie sur plants et boutures possède une action direct. Afin d’éviter l’extension de la maladie, le contrôle des populations de l’insecte vecteur demeure un axe important, à conditions qu’il soit accompagné d’une prospection stricte et précise afin d’éliminer les plants symptomatiques.

L’étude vise à proposer des produits alternatifs aux insecticides ayant une efficacité sur larves de cicadelles de la Flavescence dorée. L’étude porte sur l’effet de faibles doses de sucres simples (saccharose) sur l’évolution des populations de la cicadelle vectrice Scaphoïdeus titanus.

Les modalités choisies permettent de comparer :

  • des applications précoces de sucre (saccharose), renouvelée 1, 2, 3 fois ou non

  • sucre additionné de Pyrevert,

  • Pyrevert

  • témoin non traité.

En 2013 les populations initiales de cicadelles sont d’un niveau satisfaisant dans le témoin permettant de juger de l’efficacité des modalités.

Trois applications précoces (avant la date d’application des insecticides) de sucre seul, permet de diminuer significativement les populations de larves de S. titanus,effet comparable à une application de Pyrevert. Par contre, l’association de trois applications de sucre + Pyrevert n’améliore pas l’efficacité du Pyrevert seul. [V13PACA  ].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Flavescence_GRAB_2013

  • Maîtrise du mildiou en conditions contrôlées – Vigne en bio GRAB 2013

Dans le cadre de la recherche d’alternatives au cuivre afin de maîtriser Plasmopara viticola agent responsable du mildiou de la vigne, le GRAB a, pour l’année 2013, mis en place un dispositif expérimental mettant en jeu différentes extrait de plantes ainsi que de faible doses de sucre des rôles ayant un rôle direct ou indirect vis à vis de l’agent pathogène.

Pour chacun des essais en conditions semi-contrôlées de cette saison, l’hétérogénéité du développement de l’inoculum a perturber le déroulement de certains essais ; des contaminations extérieures, non contrôlées se sont rajoutées aux contaminations provoquées. Cependant quelques modalités semblent tout de même présenter des résultats potentiellement intéressants, en attente de confirmations par les expérimentations de la saison prochaine.

  • On note pour les infra-doses de sucres que, d’un point de vue global, accompagnée d’une faible dose de cuivre, elles présentent un effet synergique de protection contre le mildiou; des résultats satisfaisants dans l’optique de réduction des doses de cuivre mais pas encore dans l’optique d’une suppression totale. L’effet des sucres n’est pas proportionnel à la concentration, et généralement les meilleurs résultats obtenus correspondent aux plus faibles doses.

  • Sur l’essai d’application d’huiles essentielles, les applications à 2% de Clou de Girofle, Origan et Thym ont provoqué des brûlures importantes sur le feuillage. Le faible développement du mildiou ne permet pas de différencier statistiquement les différentes modalités étudiées

  • Sur l’essai d’extraits aqueux de bourdaine et de rhubarbe, les résultats confirment ceux obtenus l’an dernier : la bourdaine associé à une faible dose de cuivre a de nouveau montré une capacité à contrôler le mildiou de la vigne dans nos conditions d’essai. La rhubarbe seule ou associé à une faible dose de cuivre présente des résultats d’efficacité en retrait de ceux obtenus avec la bourdaine. Sans que cela soit statistiquement différent, il y a une tendance à obtenir les mêmes résultats d’efficacité en diminuant la quantité de plante tout en augmentant le temps décoction : 1g/l de bourdaine, infusé pendant 4 ou 24 heures présente une efficacité supérieure à 10g/l de bourdaine infusé pendant ½ heure. [V13PACA  ].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Mildiou_GRAB_2013

  • Maîtrise du mildiou en plein champ – GRAB 2013

En collaboration avec la Cave de Die Jaillance, un essai est mené sur un vignoble bio à Espenel (Drôme) afin d’évaluer l’efficacité de produits alternatifs au cuivre pour maîtriser le mildiou.

En 2013, le mildiou s’est installé tardivement dans la parcelle. 5 traitements ont été réalisés durant la saison. Les produits alternatifs testés sont la bourdaine (associée à un mouillant et faible dose de cuivre) et le fructose en infra-dose (associé ou non à une faible dose de sucre). Deux produits ont été testés dans le cadre du programme européen COFREE et leur impact sur la faune a été suivi.

Le 24 juillet, aucune différence significative sur feuille n’a été observée. Le 29 août, plusieurs produits testés ont un effet sur le mildiou par rapport au témoin. L’association du fructose avec une faible dose de cuivre et l’association de la bourdaine avec une faible dose de cuivre (respectivement 71 et 68% de feuilles attaquées) présentent la même efficacité que la faible dose de cuivre seul (79%). L’efficacité de la référence cuivre pleine dose reste plus élevée (40% des feuilles attaquées). Sur grappe, les résultats sont moins contrastés, l’ajout de bourdaine ou de fructose à la faible dose de cuivre ne permet pas d’améliorer l’efficacité des traitements. [V13RA  ].

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_MildiouPleinChamp_GRAB_2013

  • Stratégie d’application du cuivre pour contrôler le mildiou de la vigne – GRAB 2013

Les composés de cuivre sont les seules substances actives autorisées au cahier des charges européen régissant l’agriculture biologique présentant une réelle efficacité contre Plasmapora viticola, agent responsable du mildiou de la vigne, l’une des maladies les plus sévères des vignobles français. Conscients des risques liés à l’utilisation abusive du cuivre, les viticulteurs biologiques œuvrent à la réduction de son utilisation depuis de nombreuses années. Depuis 2002, la réglementation impose un usage maximum de 6 kg de cuivre métal/ha/an avec la possibilité de faire la moyenne sur 5 années.

Nous comparons 4 stratégies d’application du cuivre à un témoin non traité. Elles diffèrent par la dose de cuivre utilisée par application (200, 400, 600g Cu métal) selon la phénologie de la vigne et l’utilisation de l’outil d’aide à la décision « Optidose », en voie de développement par l’IFV.

Quatre applications ont été réalisées cette année(dernière application le 16 juillet). Les premières tâches de mildiou sont apparues mi juin. En fin de saison, il était présent dans toute les modalités, mais avec une intensité sur grappe très faible, sauf pour le témoin. On ne différencie pas les différentes stratégies d’application de produit cuprique entre elles, mais elles se démarquent toutes du témoin non traité. Ces différentes stratégies ont utilisés de 1000 à 1600g Cu métal /ha. [V13    ]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Cuivre_GRAB_2013

  • Plants nématicides – GRAB 2013

PlantsNematicidesLa maladie du court-noué, virose la plus grave de la vigne dont elle affecte la longévité, le potentiel de production et la qualité des raisins, atteint 2/3 du vignoble français, dont un tiers très fortement.

Le court-noué est propagé par un nématode, vecteur du sol, particularité qui en fait une maladie dite « à foyers », d’extension lente et inexorable, évoluant sur plusieurs générations de vigne. L’agent principal en est le Grapevine Fanleaf Virus (GFLV) transmis naturellement de cep à cep par le nématode Xiphinema index.

Jusqu’à récemment, la lutte contre le court-noué en bio reposait principalement sur l’utilisation de matériel végétal sain. La voie préférentielle du contrôle du nématode est indéniablement la jachère cultivée entre deux vignes. Actuellement la jachère, afin d’aboutir à l’éradication du nématode, doit être de longue durée (> 7 ans), lorsqu’elle est basée sur des cultures a priori non hôtes du nématode (Esmenjaud 2008). La nécessité d’une longue durée de repos du sol a été confirmée par la mise en évidence des aptitudes remarquables de survie du nématode (sans plante hôte) et du virus du GFLV dans le nématode, supérieures à 4 ans (Demangeat et al. 2005).

L’étude porte sur l’activité nématicide de jachères ensemencées de différentes plantes. Une jachère utilisant les espèces les plus performantes sur nématodes est mise en place pendant deux ans entre deux générations de vigne. La parcelle suivie se situe à Pontéves (Var). Les plantes candidates sont l’avoine et la luzerne. Des prélèvements de sol ont permis d’évaluer la quantité de Xiphinema présents au départ.

En 2013, les semis de luzerne et d’avoine ont été réalisé en novembre 2012. Étant donné la faible levée , le semis a été renouvelé en avril 2015, avec une bonne réussite. [V13    ]

>> Fiche-Résultat-Expérimentation_Cuivre_GRAB_2013

Les commentaires sont fermés.

Le Grab Nos Recherches Produire Bio L'Evaluation des produits Nos Formations Espace adhErents