Influences des plantes couvre-sols sur le rang de plantation d’un verger de pommier en production

Ferme pilote de la Durette – Expérimentation 2021

Par Maxime Jacquot – Anabella Heinz – Sophie-Joy Ondet

Les plantes couvre-sols présentent de nombreux intérêts en arboriculture. Leurs cultures visent notamment à augmenter la fertilité du sol, à réduire la concurrence des ravageurs et pathogènes du sol, à contrôler les plantes adventices ou encore à améliorer la biodiversité aérienne et souterraine. Tous ces facteurs peuvent contribuer à accroître la durabilité et la rentabilité des vergers. L’enjeu pour une généralisation de ces pratiques est d’identifier les plantes adaptées aux vergers et dont les services fournis sont supérieurs aux potentiels inconvénients (concurrences, gênes dans les pratiques, etc.).

Dans cet essai, 3 plantes pour l’enherbement du rang ont été évaluées dans un verger de pommier adulte de basse Durance.
Quatre modalités sont comparées : le témoin travail du sol, l’achillée millefeuille (Achillea millefolium), le thym serpolet (Thymus serpyllum) et le Phuopsis stylosa. Les plantations et semis ont été réalisés fin mai 2021. Seul le Phuopsis a réussi à s’implanter avec une plantation au printemps, réussite que l’on peut imputer en particulier à la grosseur de la motte de terreau associé aux plants. Même pour cette espèce, le recouvrement reste faible, nous n’attendions donc pas de différence entre les différentes modalités. L’absence de différences significatives entre les modalités est de ce fait normale. Les plantations réalisées à l’automne 2021 devraient permettre une meilleure implantation des 3 espèces testées.

Etude réalisée avec le concours financier de la région Sud et du financement européen SUSCrop-ERA-NET