Mise à jour de méthodes et de variétés patrimoniales, pour mettre la biodiversité cultivée au service des maraîchers et de l’adaptation au dérèglement climatique.
Par Chloé Gaspari
Dans un contexte où le choix variétal en maraîchage biologique devient de plus en plus complexe et stratégique (du fait de la diversité de taille des exploitations, de la diversité des cultures, du durcissement progressif de la réglementation sur les semences, des risques liés au développement des NBT et de la nécessaire adaptation au dérèglement climatique) l’acquisition de références fiables apparaît essentielle. Parallèlement, les résultats encourageants concernant l’amélioration de variétés population (projet DIVERACT en partenariat avec les Maison de semences paysannes Maralpines et Graine des Montagnes notamment et Edulis), renforcent l’intérêt d’investir dans des variétés population travaillées de manière dynamique avec les agriculteurs. En effet, les travaux menés depuis 2020 avec ces maisons de semences paysannes montrent que ces variétés peuvent évoluer, gagner en performance et retrouver une place sur le marché.
L’évaluation conduite ici sur des oignon illustre cette dynamique. Le calendrier de plantation était trop tardif, et un trop fort taux de mortalité a affecté la culture, ce qui rend les résultats peu robustes, et il s’agirait de reproduire cet essai dans de meilleures conditions. Dans ces conditions, la variété oignon des Cévennes s’est particulièrement démarquée d’une part par le fait qu’elle a subit moins de pression pourriture blanche que les autres, et d’autre part parce qu’elle est celle qui a le mieux bulbé, et produit de manière plus homogène et en plus grande quantité que les autres variétés. La variété de Leini a présenté un potentiel intéressant, mais il s’agira de reconduire l’essai pour connaître son véritable potentiel dans de meilleures conditions.
Etude réalisée avec le concours financier




